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Un organisme vegan américain demande à pouvoir utiliser l’appellation «lait» pour les boissons d’origine végétale

Si l’industrie laitière a réussi à imposer l’appellation «lait» pour le seul lait de vache en Europe notamment, les associations vegans font de la résistance de l’autre côté de l’Atlantique. Le Good Food Institute (GFI) a ainsi envoyé en mars à la Food and drug administration (FDA) américaine une pétition lui demandant d’autoriser cette appellation pour les boissons d’origine végétale.

Pourquoi autoriser «pain de seigle» et «beurre de cacahuètes»?

«La pratique de l’utilisation de tels noms est bien établie sur le marché et les consommateurs comprennent facilement et acceptent ces noms communs ou habituels pour une grande variété de produits», estime le GFI, qui prend l’exemple du pain, des pâtes et même du beurre dont la définition de la FDA impose en théorie qu’il soient fabriqués à partir de leurs ingrédients traditionnels alors que de nombreux types de ces aliments existent aujourd’hui et portent cette appellation sans être rappelés à l’ordre.

Ainsi, pourquoi interdire l’appellation «lait d’amande» quand «pain de seigle», «nouilles de riz» ou «beurre de cacahuètes» sont autorisés, interroge le GFI. «Bien que certains prétendent que le mot ‘’lait’’ pourrait provoquer la confusion chez les consommateurs (leur faisant penser que produit contient du lait de vache), des études ont démontré que pratiquement tous les consommateurs qui ont entendu parler de ces produits (y compris ceux qui ne les consomment pas) sont conscients de leur fonction d’alternatives au lait de vache», insiste-t-il.

Une demande «conçue pour induire en erreur les consommateurs»

Mais la Fédération américaine des producteurs  de lait (NMP) ne veut rien savoir et a invité la FDA à rejeter la pétition du GFI. «La requête du GFI va à l’encontre de la loi établie et du bon sens. (…) Cette demande est erronée sur le fond et est conçue pour induire en erreur les consommateurs», a déclaré son président, Jim Mulhern.

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Corentin Chauvel

Co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.

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