Comptoir Veggie: «La pandémie de Covid-19 nous met dans une situation compliquée»

Comment les restaurateurs vegans font-ils face à la pandémie liée au nouveau coronavirus?

Justine Combeaud est gérante et propriétaire de Comptoir Veggie, un coffee-shop cantine 100% végétal situé non loin de la Gare de Lyon à Paris. Au départ, un rêve: «Je travaillais dans le milieu de la traduction, j’avais un travail très sédentaire. Végétarienne depuis 10 ans et végane depuis presque 2 ans, j’ai décidé de tout plaquer pour me former et ouvrir mon propre établissement. Je voulais montrer qu’on pouvait manger 100% végétal tout en se régalant».

 

Alors que l’entreprise connaissait une belle croissance depuis 2017, la pandémie de Covid-19 est venu tout bouleverser. Si Comptoir Veggie vient de rouvrir pour la vente à emporter après deux mois de fermeture, l’avenir reste encore très incertain pour ce petit établissement.

 

Comment s’est passé le confinement?

 

Mon établissement a été fermé du 14 mars au 14 mai. J’avais légalement la possibilité de rester ouverte pour proposer de la vente à emporter. J’ai néanmoins choisi de protéger mes salariés et de ne pas inciter les clients à sortir de chez eux, c’est quand même un peu contraire à l’idée de confinement de sortir s’acheter un latte et des cookies. Pendant deux mois, il ne s’est rien passé. C’était une situation très compliquée car il n’y a aucune entrée d’argent alors que de l’argent est quand même sorti. Les aides mises en place par le gouvernement nous ont aidé, mais j’appréhende la suite. J’espère que l’activité va redémarrer vite. J’ai 3 salariés et moi-même à faire vivre.

 

Justement, craignez-vous une deuxième vague?

 

Je n’ose imaginer si un nouveau confinement se présentait à nous. Je persiste à dire que les aides sont les bienvenues, mais c’est comme si on nous jetait une bouée dans un océan. Prenons le fond de solidarité par exemple. Il est de 1500 euros. C’est bien, mais cela couvre à peine un dixième de mes charges mensuelles. Les loyers ont été suspendus, mais pas annulés. De même pour les échéances d’emprunts. Mais il faudra bien les payer un jour ou l’autre. Et si l’activité ne reprend pas, ça va être très difficile.

 

Quid de votre clientèle?

 

Actuellement, la majorité de nos habitués sont en télétravail. Je ne sais pas encore combien de temps nous allons devoir attendre pour la voir revenir. Heureusement, une partie de nos habitués est présente pour la réouverture, ainsi que des nouveaux clients, et ça fait chaud au coeur.

 

Cette crise ne peut-elle pas finalement favoriser votre établissement, en favorisant des pratiques alimentaires plus saines?

 

J’aimerais beaucoup, mais j’observe que les gens font la queue pour se rendre à la boucherie ou acheter du poisson. Ma première cliente ce matin, qui n’en était pas une, ne voulait pas consommer ici car nous n’avions pas de lait de vache. Elle n’a pas eu la curiosité d’essayer, je trouve ça dommage. Globalement, je suis assez pessimiste sur la prise de conscience des gens face à cette crise.

 

Comment vous aider?

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J’ai rejoins une plateforme solidaire: sauvonsnoscommerces.org. Le principe est simple : vous payez sous forme de bon d’achat du montant de votre choix ce que vous consommerez quand nous pourrons rouvrir. J’ai eu des acheteurs qui ne vivent pas à Paris. Ils ont pris un bon simplement pour nous aider. C’est un énorme soutien pour nous.

Written by Cédric Garrofé

Journaliste et fondateur de Vegemag, il s'intéresse à la cause animale depuis près de 15 ans. Il a remporté le Prix Suva des Médias en 2018 et un Online Journalism Awards en 2017 avec la rédaction du média «Le Temps».