La vente d’animaux sur Internet à la baisse en France

Depuis le 1er janvier 2016 et les mesures imposées par le gouvernement, il est beaucoup moins simple de vendre des animaux sur Internet en France, en tout cas via les sites de petites annonces. L’obligation d’avoir une immatriculation au registre du commerce et un numéro Siren auprès de la Chambre d’agriculture a notamment fait chuter les ventes de 30% sur Leboncoin, site leader en la matière.

Des parades simples

L’objectif était de mettre fin à ce juteux marché parallèle et au trafic d’animaux, rappellent Les Echos. Cependant, pour éviter les amendes salées en cas de manquement (jusqu’à 7.500 euros), ces mesures ne sont pas très difficiles à contourner : les fraudeurs peuvent indiquer sur leur annonce qu’il s’agit d’un don et négocier ensuite avec les intéressés, ou alors tout simplement émigrer sur Facebook, bien plus difficile à réglementer par les autorités.

Autre effet pervers : les éleveurs professionnels, qui ont profité de cette nouvelle réglementation, ont augmenté leurs prix. Cela ne devrait pas pour autant calmer la fièvre animalière des Français qui possèdent 63 millions d’animaux de compagnie (8 millions de chiens et 12 millions de chats), un marché en hausse qui représentait 4,9 milliards d’euros l’an dernier, selon Les Echos.