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Nicolas Hulot va mettre en place un «groupe de réflexion sur le bien-être animal»

Le ministre de la Transition écologique considère qu’il s’agit d’un «sujet de société».

«C’est un sujet de société, il ne faut pas avoir peur de l’aborder». Ce sujet, c’est «le bien-être animal» sur lequel Nicolas Hulot veut créer un groupe de réflexion, a-t-il annoncé mercredi sur France Inter.

«Je ne suis pas favorable à la captivité des animaux»

Cette idée surgit alors que le Conseil d’Etat vient de confirmer l’interdiction de la reproduction des mammifères marins dans les delphinariums français. «Je ne suis pas favorable à la captivité des animaux, pas favorable à l’idée qu’on fasse du spectacle avec cette activité-là», a indiqué Nicolas Hulot, qui considère que, si le statut de l’animal a été «légèrement amélioré» dans le Code civil en 2015, ce «n’est pas absolument pas suffisant».

Le but de ce groupe de réflexion, dont il entend confier la tête à un parlementaire et à un philosophe, est ainsi de tirer «un certain nombre de conclusions» sur ces sujets. «Cela n’est pas opposer les humains aux animaux, c’est justement un indice de civilisation d’être capable de se poser des questions essentielles sur le bien-être animal», a précisé le ministre. «Il faut le faire de manière délicate, il ne faut pas le faire de manière frontale, notamment avec le milieu de l’agriculture. Ce n’est pas du tout eux qui sont visés», a-t-il ajouté.

Pas satisfait par l’arrêté sur les loups

Pour autant, Nicolas Hulot s’est finalement montré sceptique à propos de l’arrêté qu’il a cosigné récemment, autorisant l’abattage d’un maximum de 40 loups jusqu’à juin prochain: «Il ne me satisfait pas parce qu’il ne règle rien. C’est bien pour ça que j’ai demandé qu’on engage une nouvelle concertation à l’automne qui redéfinira un plan sur quatre ans». Ce dernier devrait être lancé en janvier prochain.

Corentin Chauvel
Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.