La corrida retirée du patrimoine culturel immatériel de la France

Jolie victoire pour les protecteurs des animaux. La cour administrative d’appel de Paris a considéré lundi que « la décision d’inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être considérée comme ayant été abrogée », par le ministère de la Culture.

Une décision qui pourrait pousser les parlementaires à soutenir une proposition de loi de la député Geneviève Gaillard, pour faire abolir la corrida dans toute la France, affirme le CRAC Europe (Comité radicalement anticorrida).

« Une immense victoire »

« Il s’agit là d’une immense victoire pour le combat anticorrida en France, voire dans le monde de plus en plus restreint de la tauromachie, et d’un pas historique de plus vers l’abolition de cette barbarie d’un autre âge » a réagi Roger Lahana, vice-président du CRAC Europe dans une tribune accordée au Huffington Post.

« Les aficionados ne pourront donc plus se prévaloir de ce classement pour promouvoir cette activité occasionnant de graves souffrances pour les animaux » a ajouté Jean-Pierre Garrigues, toujours pour le CRAC.

Une décision pas définitive?

L’Union des villes taurines de France et l’Observatoire des cultures taurines pourraient se pourvoir en cassation pour tenter de faire annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel, rapporte France Bleu.

La corrida est aujourd’hui légale dans onze départements français du Sud de la France (Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Var).