Franz-Olivier Giesbert: « On mange de la viande, et on ne veut pas savoir d’où ça vient »

L’éditorialiste au journal Le Point Franz-Olivier Giesbert était l’invité d’ « On est pas couché » samedi sur France 2 pour évoquer son dernier livre « L’animal est une personne ».

L’occasion pour ce « végétarien à géométrie variable » de préciser son rapport à l’animal et condamner l’industrie de la viande.

Un débat intéressant à retrouver en intégralité ci-dessus.

Les moments marquants:

Franz-Olivier Giesbert: « Le sujet c’est le respect de la vie »

« Avec la science, on se rend compte que les animaux sont plus intelligents que l’on pouvait le penser, qu’ils sont extrêmement sensibles. Et nous les traitons de plus en plus mal. C’est abominable. »

« Ce livre est un chant d’amour mais aussi un cri de colère. »

« Le veau à l’abattoir, il pleure. Il faut aller dans les abattoirs pour le comprendre. Souvenez vous de Plutarque qui disait que nous avons le droit de manger de la viande que si nous la tuons nous-mêmes. »

« Nous vivons dans une société de l’hypocrisie. On refuse la mort. Avant il y avait une forme de respect. Aujourd’hui tout est numéro, tout est industrialisé, tout est invisible. »

« Je ne vais pas essayer de vous convaincre. Je vous donnerais le livre d’Aymeric si je devais le faire. Je demande juste le respect. L’amour, la compassion. Nous vivons dans un monde de Tartuffe, on ne veut rien voir. On mange de la viande, et on ne veut pas savoir d’où ça vient. »

« Le sujet c’est le respect de la vie. »

« Il faut arrêter de manger du veau, c’est un enfant. »

Aymeric Caron: « Des choix complètement arbitraires dans notre histoire pour trier les espèces »

« Je pousse plus loin la logique car je suis entièrement végétarien. »

« Il serait plus important de se battre pour les droits des Animaux que ceux de l’Homme? C’est la même chose. Lorsqu’on regarde l’histoire de la philosophie, les premiers qui se sont intéressés aux droits des Animaux en Angleterre étaient ceux qui se battaient en même temps pour l’abolition de l’esclavage. Les militants des droits animaux sont aussi des gens engagés dans des associations diverses. Cela va de pair. »

« Pourquoi on est attentif à la tristesse de notre chien, alors que le cochon qui est même plus intelligent, on s’en fout complètement? On a fait des choix complètement arbitraires dans notre histoire pour trier les espèces. »

« Je suis persuadé que dans les siècles à venir, on va réinventer notre rapport aux autres espèces animales. »

Laurent Ruquier: « Je suis en train de changer d’avis »

« Moi je suis en train de changer d’avis depuis que j’ai lu le livre. Je vais avoir du mal avec le jambon, les steaks hachés… J’en mangerai quand même un peu de temps en temps mais je vais avoir du mal avec ça.»

Lea Salamé: « C’est moins convivial de partager des légumes »

« Ce qui m’a touché, c’est quand la philosophe Elisabeth de Fontenay dit: “Je ne suis pas végétarienne pour ne pas rompre avec la tradition de convivialité “. Il y a une convivialité à partager un rôti de boeuf. Et c’est quand même moins convivial de partager des légumes. »

« Il faut assumer de les tuer. »

« L’animal est une personne: Pour nos soeurs et frères les bêtes » (Franz-Olivier Giesbert , 16 euros)

Cédric Garrofé

Article écrit par Cédric Garrofé

Journaliste et fondateur de Vegemag, il s'intéresse à la cause animale depuis près de 15 ans. Il a remporté le Prix Suva des Médias en 2018 et un Online Journalism Awards en 2017, prix le plus prestigieux du journalisme numérique international, avec la rédaction du média Le Temps.