Monsanto tente d’empêcher l’interdiction de l’un de ses pesticides en Arkansas

Le dicamba aurait abîmé de nombreuses récoltes dans l’Etat.

Quand les pesticides détruisent au lieu de protéger. Après la plainte de nombreux agriculteurs accusant le dicamba de Monsanto d’avoir porté atteinte à leurs récoltes, l’Arkansas a décidé de l’interdire à partir de l’an prochain, une initiative combattue par la multinationale.

Une décision «arbitraire et sans preuve scientifique»

Une pré-interdiction de 120 jours a été instaurée en juillet dernier avant une interdiction totale à partir d’avril prochain. Pour Monsanto, qui a écrit cette semaine au gouverneur de l’Etat américain, cette décision est «arbitraire et sans preuve scientifique», a rapporté l’Arkansans Times.

Le dicamba de Monsanto ne peut être utilisée que sur les plants de soja et coton génétiquement modifiés par la firme. Sauf qu’en raison de sa volatilité, il s’est répandu sur d’autres plants vulnérables à l’herbicide.

Vers des poursuites judiciaires

La multinationale, qui envisage des poursuites en justice si elle n’est pas entendue, estime que les agriculteurs ont tout simplement mal utilisé leur produit. Elle a également remis en doute l’objectivité de cette interdiction, l’un experts scientifiques consultés par les autorités travaillant notamment pour le concurrent Bayer – qui s’apprête pourtant à fusionner avec Monsanto.

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.