Le selfie, nouvelle plaie des animaux sauvages

De plus en plus d’attractions proposent de prendre des photos avec la faune sauvage.

Ces derniers temps, les selfies font de plus en plus de mal aux animaux, drogués pour cette pratique quand ils n’en meurent pas. Devenu un véritable business dans des zones reculées comme l’Amazonie, elles mettent la faune sauvage en danger, alerte World Animal Protection.

«À l’abri des regards, ces animaux sont souvent frappés»

Selon une étude de l’ONG rien que sur Instagram, des dizaines de milliers de selfies d’animaux sauvages ont été recensés, soit une hausse de 292% ces trois dernières années. «Ces photos immortalisent des moments de pure joie pour leurs auteurs, mais restent souvent floues sur la souffrance des animaux utilisés», souligne World Animal Protection, qui indique que plus de 40% de ces photos montrent des personnes «se comportant de façon inappropriée avec les animaux».

«À l’abri des regards, ces animaux sont souvent frappés pour être soumis, séparés de leurs mères ou de leurs enfants et maintenus secrètement en captivité», dénonce encore l’association, qui propose au public de signer son «code du selfie de voyage». Telle une pétition, le nombre de signatures sera présenté à Instagram afin que le réseau social agisse, comme Tinder l’avait fait à la demande de Peta.

Corentin Chauvel
Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.