En Corée du Sud, fermeture d’un élevage de chiens destinés à être mangés

La consommation est de plus en plus combattue dans le pays.

Humane Society International / Facebook

«Cette activité est condamnée. J’ai voulu arrêter avant qu’il ne soit trop tard». Kim Young-Hwan est le dixième éleveur de chiens destinés à la consommation humaine en trois ans à avoir accepté la proposition de Humane Society International (HSI) de mettre fin à son activité, a rapporté Le Matin.

«Les prix se sont effondrés ces dernières années. J’arrive à peine à joindre les deux bouts. En plus, les défenseurs des animaux me harcèlent tout le temps. C’est pénible», a expliqué l’éleveur aux 170 chiens, basé à Namyangju, au nord-est de Séoul. Une fois de plus, HSI a permis de fermer un élevage où les animaux étaient détenus dans des conditions déplorables, parfois jusqu’à un an avant d’être abattus.

Humane Society International / Facebook

70% des Sud-Coréens ne mangent pas de chien

Une opération certes coûteuse pour l’association de défense des animaux américaine, qui aide ensuite les éleveurs à se reconvertir dans d’autres activités agricoles et prend en charge l’acheminement des chiens vers les Etats-Unis afin qu’ils y soient adoptés.

La tâche de HSI reste cependant encore immense: la Corée du Sud abrite 17 000 élevages de ce type pour 2,5 millions de chiens consommés par an, une consommation cependant en déclin continu, notamment parmi les nouvelles générations. Un récent sondage cité par Le Matin montrait que 70% des Sud-Coréens ne mangeaient pas de chien, mais ils ne sont que 40% à demander l’interdiction de sa consommation.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.