Sea Shepherd veut remplacer le poisson d’avril par la pollution d’avril

Sea Shepherd

L’ONG veut profiter de la date symbolique pour alerter sur les dangers de la pollution plastique dans les océans.

Sea Shepherd n’a pas eu la tête à faire de l’humour ce 1er avril. Mais l’ONG compte bien profiter de l’événement pour le «hacker» et transformer le «poisson d’avril» en «pollution d’avril».

C’est tout le sens de sa dernière campagne lancée dès jeudi dernier, invitant les internautes à partager sur les réseaux sociaux une photo de pollution plastique accrochée dans le dos accompagnée du mot-dièse #PollutiondAvril et #SeaShepherd.

«L’ensemble de la vie marine est touchée par la pollution plastique»

L’ONG rappelle les chiffres alarmants de la pollution plastique dans les océans: 8 millions de tonnes de plastique déversées chaque année, un million d’animaux marins morts par an… Des oiseaux au plancton, en passant par les tortues et les poissons, «de la plus petite à la plus grosse créature, c’est l’ensemble de la vie marine qui est touchée par la pollution plastique», déplore Sea Shepherd dans un communiqué, rappelant cette prévision de plus en plus répandue qu’il pourrait y avoir plus de plastique de poissons dans les océans d’ici 2050.

L’ONG encourage ainsi chacun à effecteur les moindres petits gestes pour réduire la consommation de plastique: refuser tout objet jetable en plastique à usage unique, que l’Union européenne est sur le point de bannir, réutiliser un maximum les objets en plastique (ou les recycler), utiliser un sac filtrant les microfibres lors des lavages en machine ou encore collecter les déchets jetés dans la nature.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.