L’Islande confrontée au tourisme de masse

L’afflux de touristes pourrait avoir un impact négatif sur son environnement.

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C’est un volcan au nom imprononçable – Eyjafjallajökull – dont l’éruption en 2010 a provoqué une invraisemblable fermeture de l’espace aérien européen plusieurs mois durant qui a permis au monde entier, et surtout aux Européens, de savoir placer l’Islande sur une carte. Depuis, les touristes affluent sans discontinuer sur l’île de l’Atlantique Nord, non sans conséquences négatives contre lesquelles le pays est obligé de prendre des mesures.

Plus de 2 millions de touristes cette année

En effet, depuis 2010, il y a désormais plus de touristes à poser le pied en Islande chaque année que d’habitants – un peu moins de 340.000. Cette année, ce sont plus de 2,2 millions de visiteurs que l’île devrait accueillir, selon La Nouvelle République.

Sauf que les autorités locales n’ont jamais pu se préparer à un tel succès. Et tout manque à l’Islande en termes touristiques: logements, infrastructures (toilettes, parkings…), signalisation… Autre problème, les effets néfastes pour les sites naturels islandais, car ce sont eux qui attirent les touristes.

Des mesures drastiques pour encadrer le tourisme

Le gouvernement islandais a ainsi décidé d’agir en prévoyant, dès l’an prochain, une limitation du nombre de touristes pouvant visiter l’île, une sérieuse augmentation de la TVA et la tarification de la visite des sites naturels. Des mesures drastiques, mais nécessaires pour protéger l’écosystème unique du pays.

Depuis le mois dernier, les touristes sont également invités à signer une charte en ligne afin de les responsabiliser. Parmi ses commandements: «Je prendrai des photos à tomber sans y laisser ma peau», «Je dormira à la belle étoile dans un terrain de camping» ou encore «Lorsque je découvrirai de nouveaux lieux, je les quitterai tels que je les ai trouvés».

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.