L214 vise Hénaff en diffusant une nouvelle vidéo choquante d’élevages de porcs

Une pétition a été lancée cette semaine pour obtenir la fermeture de ces élevages intensifs et une plainte pour publicité mensongère a été déposée.

Toujours les mêmes images: des porcs en piètre état regroupés dans des espaces sales et restreints, des dizaines de cadavres de porcelets en putréfaction, des antibiotiques laissés ouverts dans la poussière. Et c’est encore dans le Finistère que L214 est allée filmer ces vidéos – fin janvier, dans deux élevages fournissant, selon l’association, la société Hénaff, célèbre pour ses pâtés.

>> Voir la vidéo ci-dessous, commentée par le chanteur Arthur H:

«Des conditions d’élevage auxquelles les Français sont massivement opposés»

«Alors que la marque se targue régulièrement de “transparence” et affiche des cochons dans l’herbe sur son site Internet, les images, elles, révèlent des conditions d’élevage auxquelles les Français sont massivement opposés», critique L214, qui a lancé une pétition pour que Hénaff ne se fournisse plus dans ces élevages.

«En inscrivant les noms et parfois les photos des éleveurs sur ses produits, mais en ne diffusant jamais aucune image des conditions d’élevage des cochons, la marque entretient subtilement les représentations idéalisées des consommateurs», poursuit l’association, qui a également déposé plainte auprès du jury de déontologie publicitaire pour publicité mensongère, précisant qu’en France, 95% des cochons sont élevés sans accès à l’extérieur, ni paille.

Hénaff réfute les accusations de L214

Hénaff a réagi mercredi, dans la foulée de la diffusion des images, les jugeant choquantes, tout comme les accusations. «L’entreprise souhaite que soit prouvé qu’il existe un lien entre ces images et ses fournisseurs», indique-t-elle dans un communiqué, dénonçant les méthodes «illégales» de L214.

«A travers ses pratiques, Jean Hénaff démontre au quotidien que le bien-être animal est au cœur de ses préoccupations depuis de nombreuses années: circuits courts afin de limiter les temps de transport et conditions d’abattage limitant le stress des animaux», déclare la société, qui affirme veiller «aux bonnes conditions d’élevage et au respect de la réglementation en vigueur, avec l’aide des services vétérinaires de l’Etat», et refuse ainsi d’être accusée de tromperie.