5 enseignements à retenir du film «Demain»

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Diffusé au cinéma depuis décembre, Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent, nous emmène dans plusieurs pays de monde pour rencontrer des pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation.

Mise ensemble, ces initiatives apparaissent comme des solutions pour résoudre les crises écologiques et sociales de notre monde. Que faut-il retenir de ce film?

1 – Se nourrir autrement

Depuis les années 50, Detroit a perdu les deux tiers de sa population. Les pauvres, qui sont restés, ont investi les friches industrielles pour y cultiver des fruits et légumes. Aujourd’hui, l’ancienne ville symbole de l’ère productiviste est désormais à l’avant-garde du mouvement«Do-It-Yourself» («Fais-le toi même»).

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En Angleterre, les habitants de Todmorden réunis dans le mouvement «Incroyables Comestibles» sèment des légumes partout dans la ville (sur les balcons, dans les cours, la rue…), pour ensuite les partager gratuitement avec tout le monde. Une initiative qui favorise le lien social.

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Enfin, les Normands Perrine et Charles ont multiplié par dix leur rendement en optant pour la permaculture. Les deux agriculteurs rappellent la nécessité d’éviter de consommer des produits d’origine animale, qui ne «respectent ni la santé, ni l’environnement».

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>> Favoriser les circuits courts, éviter ou cesser de consommer des produits d’origine animale, manger bio, produire sa propre nourriture, rejoindre une AMAP, lancer des initiatives comme les «Incroyables Comestibles»…

2 – Mieux recycler ses déchets

Zero déchet, est-ce possible? Avec bientôt 100% de ses détritus recyclés ou compostés, San Francisco est en train de prouver que oui. «Demain» nous rappelle cependant que la mobilisation de l’ensemble des citoyens de la ville est indispensable pour réussir une mission aussi ambitieuse.

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Dans la ville californienne, les sacs plastiques ont été interdits et remplacés par des sacs en papier, payants.

Chaque citoyen a aussi l’obligation de recycler et composter tous ses déchets, sous peine d’amendes. Pour cela, les habitations sont dotées de trois poubelles, une pour le compostage (déchets organiques), une pour le recyclage et une pour le reste des déchets. Des ordures? Des ressources!

>> Acheter moins, acheter d’occasion, refuser ce qui n’est pas nécessaire, réduire sa consommation, réutiliser au maximum, composter, trier ses déchets, préférer les produits sans emballage, refuser les sacs plastiques…

3 – Adopter une monnaie locale complémentaire

Le film nous emmène ensuite à Totnes, dans le sud de l’Angleterre. On y rencontre Rob Hopkins, fondateur du mouvement des «Villes en transition», et filmé présentant la monnaie locale, le «Totnes Pound».

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L’objectif de cette initiative? Protéger les citoyens contre les aléas de l’économie, redynamiser l’activité des villes, recréer du lien social, et favoriser le développement de circuits économiques courts entre producteurs et consommateurs.

Un économiste insiste sur l’aspect complémentaire de cette monnaie, qui n’a pas vocation à remplacer la livre sterling, l’euro ou le dollar.

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A savoir, certaines monnaies locales sont «fondantes». C’est à dire qu’elles perdent légèrement de la valeur après plusieurs semaines de non utilisation. L’objectif étant de faciliter la circulation de la monnaie.

>> Rejoindre une coopérative financière éthique, utiliser ou proposer aux administrations de lancer une monnaie locale…

4 – Repenser la ville

Et si Copenhague – déterminée à afficher un bilan carbone neutre d’ici 2025 – était la représentation parfaite de la ville du futur? On apprend notamment que 50% de ses habitants se déplacent à vélo, alors que 67% refusent la voiture pour se rendre au travail. Les Copenhaguois sont aussi les plus grands consommateurs d’aliments bio au monde, et utilisent l’un des meilleurs système de traitement des déchets au monde.

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A Lille, le patron de la société Pocheco nous fait découvrir la toiture du bâtiment de son entreprise, couverte par des panneaux photovoltaïques et de la végétalisation. De quoi piéger les particules fines, dangereuses pour la santé, et donc améliorer la qualité de l’air dans les villes.

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>> Se déplacer à pied ou à vélo, utiliser les transports en commun, faire du covoiturage, réduire sa consommation en électricité, souscrire à un fournisseur d’électricité renouvelable…

5 – Eduquer autrement

Enfin, la dernière partie du film se penche sur le système éducatif finlandais, qui obtient régulièrement de bons résultats aux évaluations internationales PISA.

On observe des élèves suivre des cours d’enseignement ménager (couture, cuisine…), mais aussi des travaux manuels de construction (menuiserie, sculpture, électricité…). Durant toute l’école fondamentale (7 à 16 ans), les fournitures scolaires et la cantine sont gratuites pour tous.

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Enfin, les enseignants sont tous des experts, titulaires d’un master de sciences de l’éducation, et favorisent la discussion plutôt que la punition. Un système qui aboutirait à plus d’autonomie et de responsabilisation chez les jeunes.

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>> Diffuser des documentaires éducatifs aux enfants, favoriser les rencontres avec des acteurs de la société civile, voyager, proposer des activités alternatives, manuelles (cuisine, jardinage, peinture…)…

>> Et vous, qu’avez-vous pensé du film? Qu’en retenez-vous? Réagissez dans les commentaires ci-dessous…

Cédric Garrofé

Article écrit par Cédric Garrofé

Journaliste et fondateur de Vegemag, il s'intéresse à la cause animale depuis près de 15 ans. Il a remporté le Prix Suva des Médias en 2018 et un Online Journalism Awards en 2017, prix le plus prestigieux du journalisme numérique international, avec la rédaction du média Le Temps.