Le football américain va-t-il se mettre au véganisme?

De plus en plus de joueurs adoptent ce régime alimentaire.

Keith Allison/Flickr

Après le basket, c’est au tour d’un autre sport phare américain de changer de régime alimentaire. De plus en plus de joueurs laisseraient la viande de côté pour des aliments d’origine végétale.

Tom Brady, chef de file

Une véritable révolution quand on sait que la seule équipe des Buffalo Bills (New York) consomme environ 270 kilos de viande rouge et 315 kilos de poulet par semaine, sans oublier du poisson, selon ESPN.

Si Kyle Irving est le chef de file des basketteurs, du côté de la NFL, c’est le non moins célèbre Tom Brady, quaterback des New England Patriots (en finale du Superbowl dimanche), qui a popularisé le mouvement. A 40 ans, le joueur doit notamment sa longévité dans le sport à son régime alimentaire à 80% d’origine végétale. En 2016, il s’est notamment associé à l’entreprise Purple Carrot pour confectionner une gamme de repas sans viande et sans produits laitiers dédiés aux sportifs.

Une impression de mieux jouer

Et la tendance prend ainsi de plus en plus. ESPN rapporte que 11 joueurs des Tennessee Titans sont devenus vegans sans que cela ne porte préjudice aux résultats de l’équipe. Bien au contraire, elle a atteint les play-offs du championnat pour la première fois depuis une dizaine d’années.

Ce que les joueurs vegans saluent, et c’est prouvé scientifiquement, c’est leur niveau d’énergie gagné grâce à leur nouveau régime alimentaire. Et surtout une énergie totalement saine, qui leur permet de se remettre plus vite des blessures, même si cela ne fait pas gagner de poids. Mais cela fait au moins perdre le mauvais. Les joueurs vegans des Tennessee Titans affirment même «mieux jouer» depuis qu’ils sont passés au 100% végétal. Et si la recette miracle de la victoire était vegan?

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.