Un marché des substituts de viande d’origine végétale à 5 milliards d’euros en 2023

La croissance devrait atteindre 6,8%.

Memphis Meats

Les alternatives végétales à la viande ont le vent en poupe. Selon un rapport de Reportlinker, le marché des substituts de viande d’origine végétale, actuellement estimé à 3,76 milliards d’euros, atteindra les 5,1 milliards d’euros en 2023, soit une croissance de 6,8%.

Le tempeh et le blé les plus demandés

Le changement des comportements d’alimentation des consommateurs, à la recherche de produits sains, frais et donc d’origine végétale, expliquerait ce succès. Dans le détail, le tempeh est le produit qui devrait connaître la plus forte demande dans les années à venir, notamment sur les marchés occidentaux. «Le tempeh offre des bénéfices pour la santé tels qu’un nombre d’anticorps plus élevé, une réduction des niveaux de sucre dans le corps, (…) une réduction du risque de diabète et une baisse du taux de cholestérol dans le corps», souligne l’étude.

Du côté des substituts de viande en tant que tels, ce sont ceux à base de blé qui devraient être les plus prisés: «Les protéines de blé sont très rentables et se retrouvent dans des produits alimentaires tels que les burgers, nuggets et saucisses végétariens».

Des contraintes climatiques

Mais si les pays occidentaux se mettent de plus en plus au végétal, c’est la zone Asie-Pacifique qui devrait voir son marché végétalien croître le plus rapidement d’ici 2023. Il y a une explication à cela, selon le rapport: «Les plats sans viande sont déjà populaires en Asie, avec le tofu qui est largement utilisé dans la cuisine asiatique».

Néanmoins, l’étude fait remarquer que «des facteurs tels que les conditions climatiques mondiales, qui affectent la production de matières premières telles que le soja et le blé, constituent des contraintes majeures pour le marché des substituts de viande».

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.