L’industrie animale sans réaction face à l’émergence des alternatives d’origine végétale

Dans un rapport, des analystes l’appelle à s’y mettre aussi.

L’industrie animale va-t-elle se mettre à faire du végétal? On le voit déjà avec quelques marques comme Aoste et c’est la recommandation principale faite par la Rabobank dans un rapport publié ce mois-ci.

Des opportunités qui se transformeront en menaces sans réaction

«Les facteurs forts et persistants soutenant la croissance actuelle des protéines alternatives se poursuivront au cours des cinq prochaines années, au moins. Cela signifie que les protéines alternatives ont le potentiel de capturer une part importante de la croissance de la demande en protéines animales dans l’Union européenne (+8% actuellement, ndr) et captent également plus de parts de marché aux Etats-Unis et au Canada», indique Justin Sherrard, l’un des auteurs.

Face à cette croissance des ventes des substituts d’origine végétale, dont les médias parlent de plus en plus, les analystes ne voient aucune réaction de la part de l’industrie animale et estiment qu’elle devrait pourtant leur servir de «signal d’alarme».

Il y a de la place pour des opportunités claires de diversification dans le végétal, selon eux, mais les entreprises agro-alimentaires doivent s’en saisir dès que possible sous peine que celles-ci «se transforment en menaces».

Article écrit par Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.