Grande-Bretagne: un laboratoire épinglé pour avoir élevé près de 180 000 souris en trop

Le but était de faire des expériences sur les animaux.

Rick Eh/Flickr

180 000. C’est le surplus de souris qu’un laboratoire britannique a élevé illégalement dans le but de réaliser des expériences sur elles, a dévoilé un rapport du ministère de l’Intérieur, cité dimanche par The Telegraph.

60% des animaux testés outre-Manche sont des souris

Le laboratoire fautif, qui avait une limite de 127 600 souris maximum à étudier, a indiqué qu’une erreur avait occasionné cette largesse. Cet animal représente 60% des 2 millions d’animaux employés par la recherche scientifique chaque année outre-Manche, notamment dans des tests sur des maladies comme le cancer, le diabète et l’Alzheimer.

Comme le rappelle le quotidien britannique, «les rongeurs sont utilisés par la recherche car ils sont petits et s’adaptent bien aux nouveaux environnements», et «se reproduisent aussi exceptionnellement rapidement, avec des mères donnant naissance à jusqu’à 40 souris par an».

Des dizaines de négligences provoquant la mort d’animaux

Mais cette «erreur» du laboratoire, qui n’a reçu qu’une réprimande officielle, n’est qu’une de plus parmi les dizaines recensées à travers le pays par le rapport gouvernemental. Ce dernier évoque encore, dans un autre laboratoire, un singe laissé une nuit entière dans un incubateur de réveil sans eau ni nourriture après une opération. Il y a aussi ces rongeurs morts de faim ou d’étouffement car placés dans des cages sans aération, ou encore ces 74 poussins qui ont péri car laissés 65 heures d’affilée dans un environnement sans humidité adéquate.

«L’échec de la fourniture des soins basiques pour les animaux dans la recherche est inquiétant et soulève d’autres questions sur la conformité et la souffrance au cours des procédures elles-mêmes. L’utilisation de méthodes avancées non animales évite de tels doutes et donne de meilleurs résultats, pour les animaux et les humains», a réagi auprès du Telegraph Jan Creamer, président d’une association britannique contre l’expérimentation animale.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.