La Grande-Bretagne post-Brexit menacée par la malbouffe

La Chambre des Lords a publié un rapport alarmiste sur le futur du pays sans les barrières européennes.

Petit à petit, les législateurs britanniques découvrent ce qu’impliquera le Brexit pour leur pays et autant dire que les perspectives négatives s’accumulent. Un dernier rapport de la Chambre des Lords estime que les normes élevées de la Grande-Bretagne en termes d’industrie alimentaire – et notamment autour du bien-être animal – sont menacées.

Bientôt du poulet au chlore et des OGM?

En effet, jusque-là, les barrières européennes maintenaient le pays à l’abri d’importations de produits alimentaires de mauvaise qualité issus de pays aux standards bien inférieurs.

Mais, après le Brexit, la Chambre des Lords indique que le Royaume-Uni sera alors soumis à la pression des pays dont les produits n’ont pas accès à l’Union européenne (UE).

Le Guardian illustre ces changements à venir avec l’exemple du poulet au chlore américain, dont Downing Street a laissé entendre qu’il pourrait être importé à l’avenir outre-Manche alors qu’il est actuellement banni de l’UE.

Les aliments génétiquement modifiés sont également évoqués; même si le ministère britannique de l’Agriculture a insisté auprès du quotidien sur un maintien des standards actuels en termes d’importation alimentaire.

Des normes de production locale revues à la baisse

Dans un effet de domino, non seulement le pays pourrait voir des aliments de mauvaise qualité débarquer sur son sol, mais cela provoquerait éventuellement un nivellement par le bas de l’industrie locale, tentée de revoir à la baisse ses normes de production afin de faire face à la concurrence de ces produits étrangers aux coûts plus faibles.

«Le souhait du gouvernement de faire du Royaume-Uni un leader mondial du libre-échange n’est pas nécessairement compatible avec son désir de maintenir des normes élevées de bien-être animal», résume le rapport de la Chambre des Lords.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.