CallyL / Pixabay

Les émissions de méthane issues de l’élevage plus importantes que prévu

En 2011, elles étaient 11% supérieures aux estimations des scientifiques de 2006.

Les rejets des élevages de bétail inquiètent toujours plus. Une étude américaine dévoilée vendredi dans Carbon Balance and Management démontre que les émissions de méthane issues de l’élevage ont plus augmenté que prévu.

Les pays émergents montrés du doigt

En 2011, les prévisions des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de 2006 ont ainsi été dépassées de 11%, selon les auteurs. «Dans de nombreuses régions du monde, la quantité de bétail évolue et l’élevage produit des bêtes plus grosses, ingérant un plus gros volume de nourriture.

Cela, couplé avec des changements dans la gestion du bétail, peut conduire à des émissions accrues», a expliqué Julie Wolf, chercheuse au ministère américain de l’Agriculture (USDA), citée par Le Temps.

Ces émissions ont surtout augmenté dans les pays émergents d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique. En Amérique du Nord, la hausse est moins importante tandis que l’Europe occidentale a elle connu une baisse de ses rejets de CH4, qui réchauffent plus que le CO2.

Il est vital de réduire la production de méthane

«Notre alimentation incluant de plus en plus de viande et de produits laitiers, son coût climatique tend à croître. Réduire la production de méthane issu des vaches, ce n’est peut-être pas aussi spectaculaire que des éoliennes ou des panneaux solaires, mais c’est au moins aussi vital», a estimé Dave Reay, professeur à l’Université d’Edimbourg.

En 2015, le méthane représentait 15% des émissions de gaz à effet de serre, selon le Giec.

Article écrit par Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.