James Cameron: «Les océans sont devenus les toilettes de la civilisation humaine»

Le cinéaste canadien a critiqué la manière dont le monde continue de consommer et polluer.

Gage Skidmore/Flickr

James Cameron est inquiet. Présent à Sydney le mois dernier à l’occasion d’une exposition consacrée à ses aventures sous-marines, le cinéaste canadien a averti qu’il était temps de prendre soin des océans, «devenus les toilettes de la civilisation humaine».

Crainte pour la Grande Barrière de corail

Il était notamment interrogé à propos de la Grande Barrière de corail, qui a fait face deux années consécutives à un phénomène de blanchissement dû au réchauffement des eaux. «C’est quelque chose qui, si nous ne corrigeons pas correctement le dioxyde de carbone que nous déversons dans l’atmosphère, deviendra inévitable, la Grande Barrière de corail va mourir, c’est aussi simple que cela», a-t-il prévenu, cité par BuzzFeed.

James Cameron est néanmoins plus confiant au sujet des fonds marins, pour lesquels il voue une véritable passion depuis l’enfance: «Je pense que ces écosystèmes plus profonds ont survécu pendant des millions d’années et survivront des millions d’années de plus. C’est cette mince bande de vie au sommet de l’océan à laquelle nous devons faire attention maintenant. Nous ne devons penser à sauver l’océan en allant encore plus dans l’océan, mais nous devons sauver l’océan en réfléchissant à la façon dont nous nous comportons ici à terre.»

«Nous avons condamné l’océan à un été très dégradé»

Pour cela, le réalisateur de Terminator suggère de revoir notre façon de consommer. «Entre notre consommation de l’océan et notre cycle de déchets qui termine dans l’océan, nous l’avons quasiment condamné à un état très dégradé, sinon complètement catastrophique si nous ne le reconnaissons pas», a-t-il conclu.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.