Aymeric Caron et l’antispécisme de #balancetonporc: un tweet maladroit

Le journaliste Aymeric Caron a regretté le caractère «spéciste» de #balancetonporc. Notre éditorial.

Le hashtag #balancetonporc, lancé par la journaliste française Sandra Muller sur Twitter, a suscité près de 360.000 messages depuis vendredi soir. Une opération qui a participé à la libération de la parole des femmes victimes de harcèlement ou agressions sexuelles.

Un mot-clé qui a gêné Aymeric Caron, qui sans s’exprimer sur la déferlante de témoignages, a tenu à en dénoncer la forme.

Une remarque qui lui a valu de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Un tweet maladroit

Si l’on peut comprendre la position du journaliste, défenseur louable des droits des animaux, on peut aussi reconnaître une certaine maladresse dans le fait de s’immiscer dans un débat aussi tendu, 24 heures après son lancement, et sous la forme d’un simple message en 140 caractères.

Ainsi, le coeur du problème n’est pas vraiment la thèse soutenu par Aymeric Caron avec sa publication, mais plutôt la forme et la temporalité de cette dernière.

Cette publication qui consterne une large partie de l’opinion depuis dimanche est regrettable, elle favorise le rejet des antispécistes qui défendent une cause louable et pourtant très proche d’une autre: la défense des droits des femmes.

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Agnès: «Un temps pour chaque lutte. La parole des femmes se libère enfin sur les abus et il vient ergoter sur du vocabulaire. Il a raison sur le fond, et nous y viendrons j’espère, mais le moment était terriblement mal choisi, d’autant plus qu’il est un homme et que sa sortie peut être perçue comme un manque d’empathie pour la souffrance de toutes ces femmes.»

Rose: «Je n’ai pas trouvé ça maladroit. Il n’a pas été agressif ou quoi que ce soit. Il a juste dit tout haut ce que tout vegan pensent tout bas. Je suis heureuse qu’il l’ai dit. J’ai moi même raconté mes agressions avec le hashtag #moiaussi et je ne me suis pas sentie insultée par son tweet. Bien au contraire.»

Cédric Garrofé

Article écrit par Cédric Garrofé

Journaliste professionnel et fondateur de Vegemag, il s'intéresse à la cause animale depuis près de 15 ans. Il a remporté le Prix Suva des Médias en 2018 et un Online Journalism Awards en 2017 avec la rédaction du journal Le Temps.