San Francisco bannit la vente de fourrure

C’est la première grande ville américaine à prendre cette décision.

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La fourrure à San Francisco, c’est fini ou presque. La vente de nouvelle fourrure (vêtements, objets…) sera interdite dès le 1er janvier prochain après le vote mardi d’un décret en ce sens par le conseil de surveillance de la ville californienne.

«Un message fort au reste du monde»

C’est la première métropole américaine à prendre une telle décision alors que dans l’Etat, Berkeley et West Hollywood ont été pionnières. «Environ 50 millions d’animaux sont assassinés de manière horrible chaque année pour que nous puissions porter leur fourrure et avoir l’air à la mode. J’espère que nous allons envoyer un message fort au reste du monde», a déclaré au San Francisco Chronicle Katy Tang, l’auteure du décret, végétarienne et grande défenseure des animaux.

Il ne reste plus qu’au maire de San Francisco de le promulguer, mais, selon le quotidien local, rien ne laissait présager qu’il y soit opposé. Les vendeurs de vêtements de San Francisco en revanche ne voient pas cette interdiction d’un bon œil. Ils estiment leurs futures pertes à 36,5 millions d’euros par an quand la mairie prévoyait plutôt un chiffre de 9 millions.

«Une victoire historique pour des millions d’animaux»

Les association de défense des animaux, elles, ne peuvent que s’en réjouir. Pour Humane Society International, il s’agit d’«une victoire historique pour des millions d’animaux confinés cruellement et tués pour leur peau».

A l’échelle mondiale, l’Inde et la ville de São Paulo (Brésil) ont des législations anti-fourrure similaires. Le Royaume-Uni y songerait également dans le cadre de ses nouvelles mesures de protection animale. Et on ne compte plus les grandes marques de luxe abandonnant cette matière d’origine animale: GucciMichael Kors, Jimmy Choo et tout récemment Furla et Versace.

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.