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Un tigre abattu à Paris après s’être échappé d’un cirque

Le propriétaire de l’établissement, qui l’a tué, a été interpellé puis relâché.

Triste fin pour un tigre dans les rues de Paris. Le propriétaire du cirque Bormann Moreno a été placé en garde à vue vendredi après avoir abattu l’animal qui s’était échappé de son établissement, installé dans le 15e arrondissement.

Les associations de défense des animaux scandalisées

«Le propriétaire était sous le choc. Lorsque nous sommes arrivés, le tigre de 200 kg était déjà mort. (…) Il n’était pas en pleine rue, il n’y avait pas de passants», a déclaré à 20 Minutes un porte-parole des pompiers. L’animal, une femelle de 18 mois née au sein de l’établissement, a été tué au fusil à pompe. A la suite de sa remise en liberté, le propriétaire du cirque a décidé de porter plainte contre X pour dégradation, dénonçant un acte de malveillance qui aurait conduit à la fugue du tigre, selon Ouest-France.

 

Le cirque Bormann Moreno devait ouvrir le 3 décembre prochain. L’incident a provoqué la fureur des associations de défense des animaux qui ont demandé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, et au ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l’interdiction des cirques proposant des spectacles avec des animaux sauvages, comme cela se fait de plus en plus à l’étranger.

«Il n’est pas étonnant que cet animal ait cherché à s’échapper»

«Plus tragique encore que la mort inutile de ce tigre fut sa vie: exhibé comme un objet de divertissement contre son gré sous un chapiteau de cirque, et forcé à exécuter des numéros pénibles et non naturels. Cet incident prouve encore une fois que l’utilisation d’animaux sauvages dans les spectacles menace la sécurité publique et que ces êtres n’ont rien à faire en captivité. Il n’est pas étonnant que cet animal ait cherché à s’échapper: Les animaux dans les cirques passent la majorité de leurs vies enfermés dans des cages ou des wagons de transport, et peuvent subir des méthodes de dressage violentes», a jugé l’association PETA.

«Il est inacceptable de continuer à autoriser la détention et l’exploitation d’animaux sauvages et c’est pourquoi nous demandons à la maire de Paris de rejoindre les autorités ayant déjà pris la décision progressiste d’interdire l’installation de cirques animaliers sur le territoire de la ville», a-t-elle ajouté.

«Nous leur offrons une qualité de soins dont nous sommes fiers»

Le cirque Bormann Moreno a répliqué dans un communiqué publié sur sa page Facebook. «Les attaques de quelques associations de défense des droits des animaux sont aujourd’hui blessantes pour notre famille. Nos neuf tigres sont tous nés au cirque. Nous leur offrons une qualité de soins dont nous sommes fiers, alors que le tigre est une espèce en voie d’extinction en milieu sauvage», indique-t-il.

Article écrit par Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour Bom Dia Brésil, Lepetitjournal.com Brésil, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.