La seconde vie des animaux de laboratoire aux Etats-Unis

Certains ont la chance de pouvoir être adoptés après leur expérience de cobaye.

Si les expériences sur les animaux sont loin de faire l’unanimité, un certain nombre des cobayes utilisés ne terminent pas non plus leurs jours dans des laboratoires. Aux Etats-Unis, une tradition d’adoption existe depuis des décennies de la part des scientifiques et des vétérinaires, rapporte le site The Scientist.

S’ils ne sont pas euthanasiés, les animaux sont adoptés

Le principe est d’ailleurs clair parmi les universités: tout animal n’ayant pas besoin d’être euthanasié doit être adopté. C’est même intégré à la législation de six Etats américains. Si les chiens et les chats sont les animaux qui retrouvent le plus un foyer après avoir subi des expériences, de nombreuses autres espèces trouvent également preneurs: des rongeurs au bétail en passant par les amphibiens et les poissons. Une association, Homes for Animal Heroes, est d’ailleurs spécialiste du sujet. En France, c’est l’association Graal qui est son équivalent.

Malgré cette bonne volonté, les chercheurs se plaignent du comportement de certaines associations de défense des animaux qui participent à l’adoption d’animaux issus de laboratoire pour mieux montrer au public le mauvais traitement qu’ils auraient subi.

Conflit chercheurs-associations

Les chercheurs «nous disent qu’ils préfèrent tuer (les animaux) plutôt que de nous les donner parce qu’ils ne veulent pas que le public sache que des chiens et des chats font l’objet d’expériences», affirme Rescue + Freedom Projet.

«Si nous pouvions nous passer de la recherche animale, ce serait une bonne chose, mais à l’heure actuelle, la recherche animale est essentielle pour faire progresser nos connaissances», lui réplique Bob Adams, le responsable des ressources animales pour la recherche de l’Université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland).

Corentin Chauvel

Article écrit par Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, il a travaillé pour Le Monde, Radio France, Libération, 20 Minutes et EuroNews. Il est aussi co-fondateur de Bom Dia Brésil, magazine spécialisé sur le plus grand État d’Amérique latine.