En Suisse, les homards ne seront plus ébouillantés vivants

Pour limiter la souffrance des homards, la Suisse légifère.

Le gouvernement suisse a annoncé mercredi plusieurs mesures visant à mieux protéger les animaux. Parmi celles-ci, l’obligation d’assommer les homards avant de les plonger dans de l’eau bouillante. Une pratique régulièrement jugée cruelle par les défenseurs des animaux.

«Les homards disposent d’un système nerveux complexe et sont sensibles à la douleur»

«Le homard n’a pas de cordes vocales. Il ne crie pas lorsqu’il est plongé vivant dans l’eau bouillante. Cependant, il n’est pas insensible et mérite plus d’attention. Raison pour laquelle la Confédération interdit cette pratique, courante en gastronomie. Les cuisiniers devront donc s’y adapter et étourdir le crustacé avant de l’apprêter. Les importateurs et les poissonniers devront également améliorer le confort du homard durant son transport et sa détention», évoquait le quotidien suisse Le Temps en 2016.

«D’après les connaissances actuelles, ces crustacés solitaires disposent d’un système nerveux complexe et sont sensibles à la douleur. Ils sont attrapés par milliers, plusieurs mois avant d’être consommés, et sont ensuite stockés provisoirement dans des entrepôts frigorifiques, sans eau ni nourriture. Confinés dans des espaces étroits, ils sont condamnés à souffrir sans pouvoir bouger. Leur vie connaît ensuite une fin atroce dans un bain d’eau bouillante», peut-on lire dans le texte législatif soutenu par la conseillère nationale écologiste Maya Graf, à l’origine de cette initiative.

Interdiction d’empêcher un chien d’aboyer

Selon l’ordonnance émise mercredi par le Conseil fédéral, d’autres mesures visent à améliorer le bien-être animal. Notamment l’interdiction des colliers anti-aboiement pour chiens et des mesures pour endiguer le trafic et renforcer la traçabilité des animaux.

Ainsi, dès le 1er mars, les vendeurs de chiens devront obligatoirement mentionner leur adresse et la provenance de l’animal dans les petites annonces.

Cédric Garrofé

Article écrit par Cédric Garrofé

Journaliste depuis plus de 7 ans, j’ai fondé Vegemag en 2014. Je suis aussi professeur au Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM), où je donne des cours en réseaux sociaux et détection des fausses informations.