Avant la Coupe du monde, des milliers de chiens errants promis à l’abattage en Russie

A l’approche de la Coupe du monde, la Russie s’est lancée dans une politique d’abattage des chiens errants.

Cette année, c’est en Russie qu’aura lieu la 21e édition de la Coupe du monde. A quelques mois seulement de l’événement, les autorités locales des onze villes qui accueilleront les matchs ont lancé une politique d’abattage des chiens errants.

Les conséquences de l’URSS

Selon PawCulture, Moscou compterait à elle seule 35 000 chiens errants. Bénévole dans un refuge, Jelena Nosireva explique que cette situation remonte à l’URSS. «Il était normal de laisser un chien non désiré dans la rue», dit-elle.

«Les gens peuvent abandonner, perdre, maltraiter leurs animaux, les faire se reproduire pour ensuite abandonner ou tuer les chiots», ajoute Natalia Bystrova, membre de l’association PetFund.

Un «Catch and Kill» russe

Aujourd’hui, la Russie a décidé de prendre des mesures radicales. Près de 1,5 million d’euros sera versé pour abattre les chiens errants des onze communes concernées. Responsable du Comité de protection de l’environnement de la Chambre basse russe, Vladimir Burmatov raconte que de nombreuses plaintes ont déjà été déposées.

«Nous avons reçu de nombreux appels de défenseurs des animaux et de citoyens concernés nous prévenant que des massacres et des euthanasies massives d’animaux errants ont lieu dans un grand nombre de municipalités qui accueilleront la Coupe du monde», s’est-il confié au journal Parlamentskaya Gazeta.

Des actions similaires déjà menées

Par le passé, ce même type d’action a déjà été menée dans d’autres pays. En 2004, à l’occasion des Jeux Olympiques d’été, Athènes avait empoisonné des milliers de chiens errants. En 2008, le Gouvernement chinois avait aussi envoyé des centaines de milliers de chats et chiens à la mort.

Des associations révoltées

Depuis 2013, la Fondation Brigitte Bardot manifeste son mécontentement à la Russie. Cette année encore, deux lettres ont été adressées au Président russe et à l’ambassadeur de la Fédération de Russie en France.

Quant aux associations locales, elles se disent indignées que les autorités n’aient pas prévu d’alternatives, comme lancer une campagne de stérilisation. Si certains refuges tentent de sauver le plus d’animaux possible, adopter un chient errant reste peu courant en Russie. «Les chiens croisés sont considérés comme étant des chiens de classe inférieure, uniquement destinés aux personnes qui ne peuvent pas acheter de chien de race», précise Natalia Bystrova.

Clarisse Lejeune

Article écrit par Clarisse Lejeune

Étudiante en Lettres Modernes Appliquées, j'ai choisi d'effectuer un stage chez Vegemag afin de mettre mes compétences au service de valeurs qui me sont chères.