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La justice argentine oblige un zoo à libérer un chimpanzé déprimé

Âgée de 20 ans, Cecilia a été accueillie il y a quelques jours dans un sanctuaire animalier brésilien.

C’est une première mondiale. La justice argentine a accordé à un singe le droit d’être libéré du zoo dans lequel il se trouvait. Cecilia, un chimpanzé de 20 ans, est arrivée mercredi dans un sanctuaire brésilien pour connaître une vie meilleure, ont rapporté les médias locaux.

Cela faisait plusieurs années que le primate, déprimé depuis la mort de deux de ses congénères, vivait seule dans les conditions précaires de son enclos du zoo de Mendoza, dormant à même le sol de béton.

Une décision judiciaire inédite

Une association argentine de défense des animaux s’est alors battue durant plus d’un an afin d’obtenir sa libération par la justice, estimant qu’elle devait être considérée comme un sujet de droit et non un objet. Le tribunal de Mendoza le lui a finalement accordé en novembre dernier, ce qui constitue une décision inédite dans le monde. Cette procédure a en effet déjà été tentée dans d’autres pays, mais sans succès jusqu’à maintenant.

C’est finalement au début du mois que Cecilia a enfin pu être transférée au Sanctuaire des grands primates de Sorocaba, près de São Paulo. Cet espace de 560.000 m², créé au début des années 2000, a pour but d’offrir un refuge définitif pour les singes ayant été maltraités ou ayant vécu dans de mauvaises conditions, à l’image du chimpanzé argentin.

Plus de 50 chimpanzés au sanctuaire

Le sanctuaire accueille divers types de primates, mais également d’autres animaux tels que des lions et des ours. Cecilia devrait dans un premier temps rester en quarantaine avant de rejoindre les autres chimpanzés, qui sont plus de 50 sur place.

>> Voir les premières images de Cecilia dans son nouveau lieu d’accueil

Pour Pedro Ynterian, le fondateur du sanctuaire interrogé par le site brésilien G1, cette décision judiciaire «est la première étape pour que soit reconnu que tous les animaux méritent le respect et principalement les primates».

«Ils sont arrivés dans ce monde avant nous. Pour moi, ce sont des personnes et je les traite comme mes enfants. J’habite avec eux quatre jours par semaine et je sais ce qu’ils ressentent, c’est quelque chose de très différent comparé aux autres espèces», a-t-il ajouté.

Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour l'édition Brésil du Petitjournal.com, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération.
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