Barack Obama appelle à consommer moins de viande

Il a effectué à Milan sa première intervention à l’étranger depuis qu’il a quitté la Maison-Blanche.

Marc Nozell / Flickr

Si Michelle Obama a beaucoup fait pour promouvoir une alimentation saine durant les deux mandats de son mari à la Maison-Blanche, c’est ce dernier qui a repris le flambeau le temps d’une conférence cette semaine à Milan.

Chaque décision individuelle compte

L’intervention de Barack Obama, la première à l’étranger depuis qu’il n’est plus en exercice, portait sur le rôle de l’agriculture dans le réchauffement climatique. «Lorsque nous pensons à des problèmes comme la sécurité alimentaire ou le réchauffement climatique, les hommes politiques peuvent aider à orienter la politique, mais l’énergie nécessaire pour provoquer un changement vient de ce que les gens font tous les jours.

Cela va des parents qui s’inquiètent de l’impact que le réchauffement climatique peut avoir sur leur enfant ou hommes d’affaires qui se demandent comment nous pouvons utiliser moins d’énergie ou gaspiller moins de ressources pour fabriquer nos produits. Ce sont des millions de décisions prises individuellement qui ont la capacité d’apporter ces changements», a déclaré l’ancien président américain, cité par le New York Times.

Parmi ces changements individuels qui peuvent être pratiqués, Barack Obama a mis en avant notre régime alimentaire, car l’agriculture est le deuxième secteur produisant le plus d’émissions de gaz à effet de serre.

Et il a pointé du doigt la viande, dont la consommation est remise en question dans les pays développés, mais, au contraire, est de plus en plus consommée dans les pays en voie de développement. «Nous devons faire des progrès dans un secteur dans lequel nous n’en avons pas fait assez: l’alimentation», a-t-il insisté.

De la pédagogie nécessaire

Et il faudra faire preuve de pédagogie car, selon Barack Obama, la majorité des gens ne considère pas la nourriture comme une source de pollution, «parce que cela fait partie de notre quotidien», et «sont résistants à l’idée qu’un gouvernement ou des bureaucrates leur disent ce qu’il faut manger, comment manger et produire» de la nourriture.

Written by Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

Journaliste professionnel et généraliste, j’ai travaillé pour l'édition Brésil du Petitjournal.com, 20 Minutes, Radio France, Le Monde, EuroNews et Libération. Heureux possesseur d'un chat nommé Zissou.